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LE SACRE DU NOIR : Imaginaire gothique, Imaginaire maçonnique

LE SACRE DU NOIR : Imaginaire gothique, Imaginaire maçonnique
Lauric GUILLAUD
314 pages, 17cm x 24 cm, ISBN : 978-2-8103-0250-5,  nombreuses illustrations sur papier couché 115 g


Préface de Jacques RAVENNE : Il revient à Lauric Guillaud, dans ce livre, de mettre en évidence le terreau obscur, mais fécond où ont germiné les racines, longtemps invisibles, de la franc-maçonnerie. Une mise à nu où se dessine une nouvelle sociabilité, non plus celle bien connue des sociétés savantes et des salons philosophiques, mais celles des cercles libertins, dans le sens du XVIIe siècle, c'est-à-dire d'une liberté de pensée totale et absolue... Et que dire de la littérature gothique..., on prend conscience aujourd'hui combien elle répondait à une sourde interrogation des esprits que la lumière de la Raison ne parvenait pas à satisfaire... La franc-maçonnerie comme le roman noir furent deux réponses à cette inquiétude. Deux réponses qui semblent désormais beaucoup plus proches que prévu. Et là aussi, Lauric Guillaud dévoile les passerelles, demeurées longtemps invisibles, entre ces deux mondes et démontre l'influence manifeste de la littérature gothique dans la dramaturgie de nombre de rituels maçonniques dont certains d'ailleurs dépassent en macabre les plus noirs des romans de cette époque.


L'auteur :

Lauric Guillaud, professeur émérite de littérature et de civilisation américaines à l'Université d'Angers, ancien directeur du CERLI, a publié nombre d'articles sur l'imaginaire anglo-saxon : les mondes perdus, les mythes américains, le gothique, le fantastique, les détectives de l'étrange, etc. Ses principales publications incluent Lovecraft : une approche généalogique, Histoires secrètes de l'Amérique, Des mines du roi Salomon à la quête du Graal, La Terreur et le sacré : la nuit gothique américaine, Jules Verne face au rêve américain, King Kong, ou la revanche des mondes perdus, Nouveau Monde, autopsie d'un mythe, Frontières barbares, L'Eternel déluge, L'Atlantide de A à Z etLe retour des morts.

Table :

Genèse du gothique :  Le Hell-Fire Club, une société secrète entre Histoire et imaginaire/ Le sacre de la nuit/ Y a-t-il eu un proto-gothique américain ?/ Les sociétés secrètes/ Frankenstein ou  la quête du savoir/Gothique et parcours initiatique

La franc-maçonnerie et son imaginaire : Emergence de la franc-maçonnerie spéculative/ La femme et l’initiation / L’impact littéraire et artistique de la maçonnerie/ Descensus ad inferos /Le Cabinet de Réflexion/ Le Troisième Degré/Les Grades de Vengeance /Le serment maçonnique et la loi du silence

Porosités des imaginaires gothique et maçonnique : Réhabilitation de la peur de la mort et revalorisation du sacré/L’anticatholicisme/Le double/Lamekis de Fieux de Mouhy : initiation maçonnique ou fantasmatique ?/ Vathek ou l’hubris du roi Salomon

Les Templiers entre gothique et maçonnerie : les débuts du conspirationnisme

La fin de siècle. Outrances black et mortifères…

Fabienne LELOUP, écrivaine a écrit dans son blog à propos de ce livre :

 

Spécialiste de littérature comparée, professeur d’université passionné par l’ésotérisme, Lauric Guillaud vient de publier un essai magistral (…) Parti du constat que le gothique ou plutôt le pré-gothique commence au XVIIIe siècle en Angleterre et en Allemagne, il montre que l’angoisse existentielle a nourri tout un courant littéraire, en même temps qu’elle a recréé des rituels en franc-maçonnerie, sur le modèle des rites et pratiques antiques.

 

  • Le Noir n’est pas maléfique :

 

 il est générateur de réflexion et de créativité en Europe, mais également en Amérique. Même les « puritains, en quête de paysage spirituel, cherchent dans la nature les « ombres des choses divines » (p.69).

 

  • Le Noir dissout les catégories logiques :

 

 les héroïnes de Radcliffe comme les futurs initiés « ont besoin d’un décor qui joue un rôle de premier plan, décor sombre et moyenâgeux pour le gothique, décor en phase avec le rituel pour le maçon ». Une topologie unit imaginaire gothique et maçonnique : « tous deux sont polarisés par l’architecture et l’obsession des ruines ». (p.132)

 

En matière d’art, les imaginaires se répondent comme si tout ce qui semblait avoir été peint, dessiné, écrit, composé… restait pourtant à être deviné, décrypté… rappelant que l’ombre n’existe pas sans la lumière. En matière d’Histoire, l’imaginaire gothique est prémonitoire, ne cherchant pas à édulcorer la Terreur et la folie du sang répandu.

 

  • Noir n’est donc pas si noir.

 

 La littérature gothique comme la littérature maçonnique a une fonction cathartique. Elle célèbre une esthétique du dévoilement : « En définitive, le gothique n’encense l’enfer que pour mieux quêter le paradis(…)rétablit dans ses droits la peur afin de réhabiliter le sacré dans une société qui l’évacue au nom d’un progrès desséchant ». (p.294)

 

Magie noire de cet imaginaire nocturne commun à la littérature gothique et à la franc-maçonnerie. Notons enfin que Lauric Guillaud réhabilite les écrivains gothiques, souvent considérés comme des moutons noirs par les puristes de la littérature, en particulier française. Et si l’imaginaire nocturne nous permettait d’aller mieux, tout simplement ? Et s’il nous invitait à accepter nos contradictions ?

 

Grâce à Lauric Guillaud , j’imagine une Ferrari noire me servir de taxi pour explorer les « seuils ordaliques » qui ponctuent mon labyrinthe intérieur. Un jardin noir. J’imagine une Ferrari, parce que personne n’a vu de Ferrari servir de taxi et encore moins de Ferrari noire conduire au cabinet de réflexion.

 

  • Noir comme de l’encre.

 

 La littérature mêle les vivants et les morts. La vie et la mort ne font qu’un, nous apprennent récits, romans, poèmes et rituels. Tant que les êtres humains vivront et rêveront, ils feuilletteront les pages où les caractères noirs dansent sur les pages blanches.

 

  • Noir comme rythme.

 

Je pourrais parler longuement de la qualité de cet essai. Il faut le lire, car c’est un fonds de bibliothèque. Et c’est un voyage. Tout un monde de crêpe et de velours noir. L’odeur métallique du sang et le parfum de la violette. La bouche cuite par trop de poussière et de vent. La nuit noire où il y a tout à voir.

 


 

 



 

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