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LE VIDE, prétexte ou nécessité ?

18,96 €

108 pages, couleur 165 mm x 240 mm  ISBN 978-2-8103-0386-1

Le vide, quoi en faire ? Comment l’apprivoiser ? Comment en saisir son sens ? Alors, nous cherchons, nous nous étonnons des significations qui lui sont attribuées. 

Pour les esprits scientifiques, des infinies perceptions : des présupposés de l’Antiquité à ceux de la physique quantique : le vide, est-il plein, un gaz, a-t-il une forme ? Un point d’équilibre entre deux éléments ? 

Aux philosophes, le vide serait-il un état, un instant, une intuition, une absence, un médiateur entre deux réalités de l’être et du non-être ? 

Quantité

Notre tâche, ne serait-elle pas de ne pas s’effrayer devant ce vide pour le placer dans notre présent, souvent confondu comme une rupture avec nos expériences de vie. 

Ces quelques pages de ce numéro auront-elles le mérite de vous réconcilier avec le vide ? Vous l’aurez peut-être effleuré, craint, détourné en tout cas, nous l'espérons, il ne vous laisse pas indifférent.

Sommaire : 

divin vide !// Nadine Auzas-Mmille

V DE (vide) // Philippe Heckmann

le mystère de la page blanche // Michel Auzas-Mille

hospitalité du vide, une éthique de la place laissée ... // Patrick Ballester

Prolégomènes à la notion du vide// Claude Valsardieu

le vide : de l'illusion de la matière a la transmutation du réel // Yann Leray

le vide dans tous ses états // Jean-Claude Mondet 

la notion du rien au vide // Robert Regor Mougeot

le vide, fragments de l'existance // François Brin

le vide dans l'art et dans la peinture en particulier// Roland Dauxois

le féminin et le vide // Emmanuelle Auger

Matières à ...

La lettre du Crocodile : 

Le Vide, et sa plénitude, est central dans les traditions d’Orient comme d’Occident, parfois de manière discrète, en arrière-plan de la démarche spirituelle, ou au contraire comme une évidence que nous ne voulons saisir.

Les auteurs rassemblés pour cette exploration du Vide proposent des approches très différentes, expressions de leurs propres rapports, théorique ou expérientiel, à ce qui est bien davantage qu’une notion philosophique ou un concept scientifique.

Sommaire : Divin vide ! par Nadine Auzas-Mille – V DE (vide) de Philippe Heckmann – Le mystère de la page blanche par Michel Auzas-Mille – Hospitalité du vide, une éthique de la place laissée ... de Patrick Ballester – Prolégomènes à la notion du vide par Claude Valsardieu – Le vide : de l'illusion de la matière a la transmutation du réel de Yann Leray – Le vide dans tous ses états de Jean-Claude Mondet – La notion du rien au vide par Robert Regor Mougeot – Le vide, fragments de l'existence de François Brin – Le vide dans l'art et dans la peinture en particulier par Roland Dauxois – Le féminin et le vide par Emmanuelle Auger.

Jean-Claude Mondet tente de nous donner un petit aperçu des multiples confrontations de l’être humain avec le vide, depuis la Grèce antique jusqu’à la physique quantique en passant par le bouddhisme, le taoïsme, la kabbale…

Roland Dauxois nous rappelle la célèbre « Toile vide… » de Kandinsky pour démontrer combien le vide est plein, un plein que les artistes vont rendre accessible par leurs œuvres.  

Robert Regor Mougeot propose au lecteur de cheminer jusqu’au vide à partir de rien, un cheminement particulièrement intéressant qui passe par une interrogation du langage. Le mot « rien », avec toutes ses ambivalences, est porteur de sens, de multiples sens, jusqu’au saut métaphysique du rien au vide :

« Dans son sens, absence de toute chose, rien est alors synonyme de vide ; et il s’agit que ce vide se fasse sans pour autant qu’il y ait encore un quelconque désir de vide. »

Le vide est avant tout une expérience qui se dissout elle-même et n’appelle aucun commentaire. Il y a un paradoxe à évoquer le vide. Un autre rapport au langage est nécessaire, que la poésie et l’art autorisent, que le discours raisonné fige.

« C’est aussi un métier, le vide, nous dit Patrick Ballester. On croit qu’il flotte, qu’il est mousse et absence, alors qu’il se taille comme une pierre fine. Architecte et compagnon, j’ai appris que l’essentiel d’une nef n’est pas la pierre, mais l’espace qu’elle ménage. »