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Si tu cherches un trésor, il faut le chercher dans les endroits les moins visibles. Ne cherche pas dans les paroles des gens, tu n'y trouveras que du vent. Cherche au fond de l'âme de celui qui sait parler aux silences. (Alda Merini)
Depuis que l' homme existe, le concept de "L'âme" le hante. Ses pensées l'emmènent pour certains dans la rencontre de Dieu, d'autres préfèrent l'aborder en lien avec la découverte infinie de l'univers. Parler de l'âme sans les concepts du corps et de l'esprit interroge. Si le corps a progressé avec les avancées scientifiques, qu'en est-il de l'âme : a-t-elle été oubliée au fil des siècles ? Ses repères spirituels ont été effacés pour un matérialisme fulgurant où "l'avoir" prime sur "l'être".
Ce numéro débute par une belle contribution consacrée à Louis Janmot (1814-1892), peintre et poète lyonnais, et à son œuvre majeure Le poème de l’âme. Cette œuvre, que nous présente Roland Dauxois, lui-même peintre et poète lyonnais rassemble trente-quatre tableaux associés à un long poème.
« Cette œuvre dit-il, véritable parabole de la tragique condition humaine, s’accompagne également d’un important cycle poétique (plus de deux mille vers), elle conte la vie d’une âme sur terre incarnée dans un jeune garçon qui, liée à son âme sœur, franchira des épreuves de plus en plus douloureuses qui le conduiront à la révélation spirituelle. Si cette œuvre originale parvint à intriguer et à interpeller certains regards, elle rencontra nombre d’incompréhension chez ses contemporains. »
Roland Dauxois replace l’œuvre dans son contexte historique et notamment dans celui de l’école mystique de Lyon, relève les influences, rappelle certaines réceptions de l’œuvre et nous invite à en apprécier la profondeur symbolique.
François brin, une fois encore, trouve les mots justes pour dire l’essentiel au sujet de la recherche de l’âme, recherche qui fait chemin :
Les différentes contributions vont du didactique au poétique, du commentaire à l’approfondissement pour établir comment cette vocation, vocation de l’âme comme vocation à l’âme, peut s’établir dans la conscience, pas à pas ou au contraire dans un jaillissement soudain.