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ABBADIA, une arche de la connaissance ancrée en pays basque

18,96 €

Abbadia, une arche de la connaissance ancrée en pays basque 

 978-2-8103-0282-6, 144 pages, format 14 x 25 cm, nbres illustrations couleur.

livre à 4 mains :  Céline Davadan, Philippe Heckmann, Alain Balasse, Alain Corrente

Découvrir Abbadia est d’abord une surprise… Que fait un manoir  irlandais en Pays Basque ? La curiosité aidant, le voyageur pousse la porte et découvre ce que l’édifice cache aux regards. Onze années que je côtoie Abbadia et nombre de visiteurs me disent : « J’étais venu visiter un château, et j’ai rencontré une personne ! ». Car Abbadia porte bien plus que la présence de quelqu’un qui y aurait vécu. Tels des organes, ses espaces, décors et inscriptions y incarnent la pensée, les engagements, l’œuvre de l’explorateur, scientifique, humaniste, Antoine d’Abbadie. 

Quantité

Abbadia est un « Livre de pierres » comme dirait Victor Hugo. Ses symboles, vocabulaire d’un rébus géant, invitent à l’observation, à  l’écoute du référentiel de l’auteur-artiste. 

Décors polychromes, bestiaire fantasmagorique, devises et extraits de poèmes écrits dans les quatorze langues qu’Antoine d’Abbadie parlait, sont autant de clés de lectures offertes aux esprits curieux d’érudition. (Céline Davadan)

Lu par Rémi Boyer :

Le château-observatoire d’Abbadia, près d’Hendaye, est la création d’Antoine d’Abbadie (1810-1897), homme étonnant aux multiples facettes, humaniste, explorateur, scientifique, notamment linguiste… Il fut membre et président de l’Académie des Sciences.

Il fit appel, après quelques déceptions à Eugène Viollet-Leduc et son élève Edmond Duthoit pour mener à bien son projet hermétiste. Mais d’autres protagonistes joueront un rôle important dans l’édification de cette demeure peut-être philosophale, le paysagiste Eugène Bülher et surtout Virginie Vincent de Saint Bonnet qu’il a épousé en 1859. Cette création est comme un réceptacle de plusieurs courants traditionnels. Les sources symboliques sont très nombreuses sans nuire à l’unité.

« Abbadia est « Une anti-tour de Babel », nous disent les auteurs, dont l’Unité organique est cachée dans la diversité des références symboliques. La diversité des langages et des langues n’y fait pas obstacle à l’Unité du sens spirituel et ésotérique : hypothèse contraire aux analyses disponibles actuellement, l’éclectisme étant plutôt reconnu comme le trait manifeste. »

Remarquons que nous retrouvons la même problématique avec le Domaine de Regaleira à Sintra né de la rencontre entre Antonio Augusto Carvalho Monteiro et l’architecte Luigi Manini. Là aussi, l’éclectisme apparent masque le message bien réel de l’ensemble.

Les auteurs nous conduisent dans une déambulation illustrée dans ce « livre de pierres », pointant les références alchimiques qui, pas à pas, font sens et permettent de dégager un procès initiatique. Sans être alchimiste, Antoine d’Abbadie a laissé une œuvre hermétiste considérable. Les auteurs s’en expliquent :

« Nous n’avons pas voulu démontrer qu’Antoine était alchimiste et que sa demeure était philosophale. Nous ne le savons pas. Nous soutenons qu’elle est philosophique, et qu’elle contient assez d’éléments de la Tradition pour qu’une lecture et un message hermétique en soient reçus.

Les constructeurs de ce formidable appareil en avaient-ils pleinement conscience ? Pour une large part, cela nous paraît évident. Pour une autre part, et appliquant le Principe hermétiste, nous dirons que l’Esprit souffle où il veut, produisant par la fonction des Archétypes des convergences redondantes qui vont beaucoup plus loin que nos intentions conscientes. »

Les auteurs nous parlent d’une rencontre avec un lieu vivant et d’une expérience spirituelle. Que cela soit par les symbolismes et les langues utilisés, la géographie et la géométrie sacrées du lieu, les sculptures et autres œuvres d’art, les jardins, le lecteur est invité à pénétrer dans ce « Temple de l’Esprit » qui ne demande qu’à être décrypté.