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Les grands aventurieurs du cinéma- Lionel Tardif

33,84 €

568 pages, format 17 x 24 cm  

Outil indispensable à tout amateur de cinéma. Son but, raconter, depuis l’invention du cinéma des Frères Lumière en 1895, l’aventure de cet Art nouveau, le 7e Art. Comment son langage avec sa grammaire s’est développé au fil du temps. Ainsi, y furent évoqués les grands pionniers, qui inventèrent les subtilités de ce nouveau langage : Griffith, Charlie Chaplin, Louis Feuillade, Victor Sjöström, Fritz Lang, Pabst, L’Herbier, Abel Gance, Kozintsev, Dovjenko, Eisenstein, Dreyer, Murnau, Vidor, Renoir, Capra, McCarey, Borzage, Ozu, Kurosawa, Grémillon, John Ford, Hitchcock, Hawks, Orson Welles, Rossellini, De Sica, Kazan, Minelli, Tarkovski, parmi les phares de la création cinématographique.

Quantité

https://www.youtube.com/watch?v=FjYBEkNTPbI

J’ai arrêté mon histoire à Artavazd Pelechian, le réalisateur arménien, au moment où il créait, dans les années 1970-1980, en proposant le « montage à distance », qui faisait surgir des images qui n’existaient pas.

Ensuite les techniques ont encore évolué jusqu’à aujourd’hui, mais désormais le cinéma utilisera cette grammaire si parfaite qui a été mise au point au cours de ces 75 années de l’histoire du cinéma par ses pionniers.

Que l’on fasse maintenant des films et des effets spéciaux avec un ordinateur, l’I.A., ou des procédés que nous ne connaissons pas encore, on aura toujours besoin de cette grammaire cinématographique, avec ses assonances et ses allitérations, pour réaliser une œuvre d’art avec l’image animée.

Je continue toujours à montrer des images qui ont fait la grandeur de cet art ainsi que les quelques étoiles filantes qui continuent à perpétuer sa grandeur, malgré le cloaque, la laideur, l’épouvante gratuite, développant des images dans un univers où le Sacré a presque disparu. Donc je défendrais jusqu’à mon dernier souffle, au cinéma, le beau, le vrai, la grandeur de l’humain et sa voie spirituelle.

Comme l’a joliment dit l’ami Bertrand Tavernier, Président en son temps de L’institut Lumière de Lyon, grand cinéaste : « Il n’y a pas de vieux films ! Diriez-vous qu’un livre de Shakespeare, de Chateaubriand, de Montaigne, de Rabelais est un vieux livre ?» ( Lionel Tardif, avril 2025)

l'AUTEUR : Cinéastre, Homme de théâtre, et écrivain

Directeur fondateur de LA CINÉMATHÈQUE DE TOURS (1972-2007) avec Henri LANGLOIS, Directeur, Créateur de La Cinémathèque Française.

Directeur du Centre Socio-Culturel Le Beffroi à Tours (1971-1990).

Délégué Général et créateur des Premières rencontres internationales des films de fin d’études à Tours, de 1977 à 1983.

Créateur du Symposium international : Pour une Nouvelle Conscience : Artigny - Tours 1988.

Puis du deuxième Symposium international : Pour une Conscience Planétaire : Chinon-Fontevraud 1990.

Créateur et directeur des Rencontres Internationales Henri-Langlois de Cinéma et Télévision à Tours 1991-1992.

Délégué Général des Rencontres internationales du Cinéma de Patrimoine de Vincennes : 2005-2010.

RECENSION DE REMI BOYER

Lionel Tardif est bien connu des amateurs de cinéma. Il incarne un cinéma qui éveille et assume sa mission d’enseignement et de transmission au cœur de la cité. Créateur en 1973, avec Henri Langlois, de la Cinémathèque de Tours, il n’a cessé d’enseigner le cinéma, son histoire et son langage, dans le cadre universitaire ou en d’autres lieux. Directeur de festivals et réalisateur de nombreux films, il est aussi un homme de théâtre.

Les grands aventuriers du cinéma est un véritable traité d’écriture cinématographique, une plongée dans les arcanes du langage et de la grammaire cinématographiques à travers ceux qui font le cinéma et par la compréhension des œuvres qu’ils nous ont laissées.

Cette évolution technique justifie le choix de Lionel Tardif de traiter son sujet de manière chronologique depuis la préhistoire du cinéma, celle des pionniers jusqu’aux années 70-80. Lionel tardif considère en effet que la grammaire cinématographique est alors parfaite et que la technique ne la modifie plus mais se met à son service.

Si le cinéma fait désormais partie de notre quotidien, par le moyen de la télévision notamment, il est rare que nous prenions conscience de sa portée. Il est pour beaucoup un divertissement mais si nous parlons bien d’un « septième art » c’est bien pour nous alerter, le cinéma est un moyen de se connaître soi-même pour mieux connaître le monde.

Les « grands aventuriers » du cinéma sont bien souvent des aventuriers de l’esprit, qui cherchent, parfois en tâtonnant, ce qui fonde et constitue réellement l’être humain, l’être en l’humain. Ainsi, le voyage du lecteur dans cette histoire du cinéma, très documentée et captivante, est aussi une réflexion sur la fonction du cinéma, son sens profond et sur les rapports complexes que nous entretenons avec lui.

Lionel tardif a privilégié les créateurs du milieu du cinéma qui ont voulu donner une dimension spirituelle à leur art pour réenchanter le monde. Ce n’est pas un hasard si nous retrouvons les noms qui ont marqué l’histoire de cet art par leurs œuvres.

Cet ouvrage érudit, qui ne laisse de côté aucun aspect du cinéma, et donc de la vie, est une référence pour tous les amoureux ou les étudiants du 7ème art.